• 10 Québec

    De l'étonnement, des sourires. Des petites victoires sur l'usure des jours. Des espiègleries, un peu de tristesse, un cri.

      

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    Jeudi, quinze heures et printemps. Le soleil enfin un peu chaud de mars et le vent encore beaucoup froid de mars, sur mon visage.

    Dix! Les deux chiffres près de la porte d'entrée m'interpellent. Un chiffre dix comme il y en a dans toutes les rues, au début de la rue… après le huit et avant le douze. L'ordre des maisons sur les rues c'est comme l'école de mon enfance. Les gars d'un bord, les filles de l'autre. Les maisons peuvent elles rêver elles-aussi, comme nous le faisions pour les filles, du jour où elles vont pouvoir faire le grand mélange et se frotter aux façades orgueilleuses qu'on leur impose de l'autre côté de la rue?

    « Pairs d'un bord, impaires de l'autre pi mélangez-vous et swingez votre compagnie… Yahoo! ». Que votre stucco m'aguiche… Mais votre brique fait beaucoup moins sérieux vue de près… Sincèrement? Mes nouveaux verres éco-nergie vous troublent? On s'y fait vite, vous verrez, moi j'y vois déjà plus clair. Et, juste pour vous, un petit aveu coquin, je suis plus chaude depuis.

     

    Ouais!

     

    Mais il n'y a pas de numéro huit qui précède le dix que j'ai sous les yeux, de l'autre côté de la rue. C'est la vraie vie hein, rien n'est jamais exactement comme ça devrait être. Ici, aux premiers mètres de l'avenue Québec, le dix signifie un. Étrange pour une école où j'ai appris à compter. Ma tête d'adulte comprend bien, qu'étant donné la taille de l'immeuble, il occupe plusieurs segments de cadastre. On a sans doute obéi à une obscure règle administrative en lui donnant le numéro civique le plus élevé des lots plutôt que le plus bas. Mais quand même, malgré l'inscription  École Noranda School,  sur le panonceau dans le parterre, moi j'ai sous les yeux le bâtiment de l'école Supérieure. Je ne sais pas ce qu'elle avait de supérieure l'école mais j'ai mémoire d'y avoir fait ma troisième année avec Bernadette. Je suis sûr cependant que je n'aurais pas pu y argumenter, en cours de mathématiques, qu'un est égal à dix, sans mettre en péril ma note de passage.

    Les choses changent tellement. Que la bâtisse soit maintenant aux mains de la Northern Quebec School Board n'y est pour rien. Je me demande si Bernadette est encore aussi jolie aujourd'hui? Elle l'était, et beaucoup, quand elle enseignait la troisième année B à l'école Supérieure. Elle aussi pas supérieure pour un sous, la jeune demoiselle. Probablement que je faisais partie de sa première classe. Elle avait la vingtaine encore en attente je dirais. C'est le seul niveau scolaire où j'ai accepté qu'on m'assigne une place à l'avant de la classe. J'étais content de pouvoir performer avec les meilleurs élèves. Comme un cadeau que je lui offrais. Comme une promesse de grandir plus vite que le temps ne le permet à la raison. Une promesse de la rejoindre pour hanter de plein droit ses dix-huit ans. Bernadette! Mais où était donc située sa classe? Je ne me souviens plus. La soixantaine amène ce genre de délestage à la mémoire.

    Pour l'instant, mes pas ont arrêté leur parcours et je regarde le nouvel habit de la bâtisse. Tout de métal, comme une armure. La petite clôture forte, en métal elle aussi, est la même, un peu plus rouillée que celle de mon souvenir. Les larges marches de ciment de l'entrée principale et le portillon sont également d'époque. L'entrée a gardé la même allure. Facile dans ce cas de s'imaginer la finition extérieure initiale de toute la façade. Elle était faite d'agrégats et de briques.

    On ne peut le voir d'où je me tiens mais la cour de l'établissement porte encore la balafre d'un cap rocheux en plein centre de l'aire d'amusement. Impensable aujourd'hui à cause du potentiel d'accident impropre à une cour d'école. Pourtant cet énorme caillou, dormant là comme une grosse erreur, était le centre d'attraction des récréations. Everest de mon enfance. J'y ai probablement gravé le nom de Bernadette sur un promontoire avec une craie dérobée en douce.

    À l'époque le numéro civique de la place ne devait pas être dix, il devait suivre l'ordre numériques de la onzième rue dont un segment seulement est devenu l'avenue Québec depuis. Avenue Québec … ça fait très subvention je trouve. Au mieux, ça fait vieux séparatiste nostalgique. À mon avis, il faut avoir une forte dimension politique ou financière en tête pour trouver ça joli. En prenant ce nouveau nom, l'ancienne portion de la onzième rue a également doublé ses voies de circulation qui débouchent maintenant dans un viaduc au croisement de la Murdoch. Un viaduc creux qui a laissé l'école derrière une forteresse de béton sur son flanc. Un viaduc encore plus creux qu'une tombe qui donne aussi à l'école des allures de faute irrémédiable quand on la regarde de profil. Le flot de circulation alourdi émergeant du viaduc, s'engouffre assez bien dans les voies élargies de cette avenue moderne. L'école derrière sa carapace me semble bien silencieuse aujourd'hui. En tout cas, émanations de gaz carbonique aidant, on n'y ouvre plus les fenêtres en façade comme autrefois.

    Les fenêtres ont été changées, depuis cinquante ans, c'était prévisible. Naguère elles étaient composées d'une rangée de fortes et grandes vitrines fixes avec une petite partie rabattable dans le haut. On n'ouvrait ces fenêtres qu'en période plus chaude. Septembre et mai ou juin. Impossible d'accéder au loquet manuellement à cause de la hauteur. Il fallait y insérer l'embout d'une grande perche spécialement conçue pour l'opération. Je me souviens avoir liquidé consciencieusement un travail de classe pour demander à Bernadette la permission rarissime d'ouvrir les fenêtres. En général, pour moi, son large sourire était accompagné d'une permission. Comme si j'entendais… vas-y chéri, fais-toi plaisir.

    Du côté droit de l'entrée, dans une honteuse lisière de mauvais gazon, un mât sans étendard. Une sèche tige de métal bien droite avec rien au bout, comme un cure-dent. Drôle de coïncidence cette évidence d'un mât en deuil de son drapeau. Dans mon temps, le salut au drapeau c'était le vendredi après-midi au retour du lunch. Toutes les classes en rang dans le gymnase, derrière leur professeur respectif, chantant le O Canada devant un drapeau à l'allure britannique. Moi j'aimais bien cette cérémonie. Elle retardait la classe d'une quinzaine de minutes et puis, j'étais fier de m'afficher dans le groupe de Bernadette.

     

    C'est dans ce même gymnase que je me retrouvais les soirs de semaine pour mes réunions de scouts. Le soir tout prenait une allure différente. Le nettoyage des classes de fin de journée laissait dans le bâtiment une odeur accentuée de poudre à balayage et de poussière de craie. Les locaux de classes, auxquels on pouvait accéder en franchissant les portes intérieures du gymnase, étaient plongés dans l'obscurité et avaient un aspect apeurant tant le silence y pesait. J'associe également à ce gymnase la magie des retours à la maison en soirée. J'écumais les ruelles me séparant de la Carter, à la recherche de tout. Un anglais perdu à arnaquer s'il était petit. Un anglais perdu à agacer avant de détaler s'il nous semblait gaillard. Une bouteille de soda vide à récolter et à échanger pour un bonbon au Vic's Handy Store. Invariablement, quand je revenais des scouts, je passais dans la ruelle de l'avenue A. Arrivé à l'immeuble du bureau de poste qui en obstruait le débouché sur la neuvième, je redescendais jusqu'à la Murdoch. Je traversais finalement la neuf que je remontais jusqu'à l'immeuble du manège militaire. Là, j'empiétais et longeais la bâtisse avec ses grandes fenêtres grillagées à hauteur d'homme qui donnaient sur les salles de réunions. Si j'étais chanceux, les rideaux de la salle du fond étaient levés et la pin up du calendrier hors dimension accroché au mur, affichait librement sa généreuse poitrine aux mamelons intrigants. Si la soirée était bonne, la salle était vide et la lumière encore ouverte. Je m'y attardais… Swingez votre compagnie… Yahoo. Je me sentais comme une maison de bardeau au numéro civique pair condamné à regarder le beau déclin de cèdre du numéro sept ou neuf ou trois, de l'autre côté de la rue. Ouais! Ce n'est pas demain que je pourrai me rendre à… Domino les femmes ont chaud. Mais la situation avait de l'attrait, comme tous les péchés en avaient. La ruelle de la huitième me ramenait rapidement chez-moi.

     

    Oui m'man, je me suis bien amusé aux scouts.

     

    Mais aujourd'hui, je n'avance plus. Je suis planté devant l'école sur le trottoir d'en face et c'est toujours mars, et c'est de plus en plus froid. Maudit vent du nord qui gratte. Tous ces souvenirs ça date de cinquante ans. Ça n'intéresse plus personne à part mon petit moi. Ce froid, ça me rappelle aussi que mon premier vrai vent de nord est arrivé dans ma vie peu de temps après que j'aie franchi ce portique. Celui-là même que j'ai sous les yeux.

    Quelques années après ma troisième année B, alors que je réalisais que Bernadette n'arrêterait pas de vieillir et que je ne la rejoindrais pas dans son âge, l'école Noranda School n'était plus l'école Supérieure. Peut-être parce qu'elle n'était supérieure à rien. Elle était devenue l'école Secondaire. Pas dans le sens d'une école de deuxième ordre, non. Dans le sens d'une école pour ceux qui ont fini leur cours primaire et commencent à se sentir un peu grand. J'y suis retourné pour la première année de mon cours secondaire. Déjà la vie avait durci les traits des heures qu'elle me réservait. Bernadette n'y était plus. Mon professeur s'appelait Conrad. Conrad s'est avéré être le plus beau monument d'injustice et d'esprit étroit que j'ai pu côtoyer dans les cinquante années de vie qui ont suivi. Un salaud. Je ne voulais plus de bonnes notes. Je ne voulais pas m'afficher comme étant dans sa classe. La majorité du temps, je voulais être un courant d'air pour ne pas être sa cible du jour. Mes insomnies occasionnelles étaient de lugubres vengeances serties de tant de violence.

    Mais Conrad n'était pas vraiment important même si je devais être continuellement en état d'alerte pour le contrer. Non, le vent de nord est arrivé par l'interphone vers onze heures un onze octobre, c'était un jeudi. Étrange, il faisait soleil dehors. Mais pourquoi me demandait-on au bureau du directeur? Je n'avais pas fait de mauvais coup plus mauvais qu'à l'habitude. Je n'avais pas agacé les filles. En tout cas, pas depuis quelques jours. J'ai crains à un coup fourré de ce taré de Conrad pour m'humilier.

    Au bout du long corridor ciré et fleurant la poudre verte, le bureau du directeur. Un policier m'y attend. Je me prépare à dire qu'il y a erreur, que Conrad à menti, que ce n'est pas moi. Mais on ne m'en laisse pas le temps. Je connais ce policier, c'est Gerry. Il est sympathique malgré sa livrée austère et son allure de brute. J'entends qu'il va me ramener à la maison dans la voiture de patrouille.

    Dix avenue Québec, Rouyn-Noranda… Je me demande encore quel était le numéro civique de l'immeuble de la onzième rue de Noranda quand j'en ai franchi les lourdes portes avec ce policier. Arrivé sur le perron de ciment, à l'extérieur de l'école, j'ai vu la Chevrolet 1961 aux affreuses couleurs de la mine: cuivre et blanc.

     

    Ce passé devient tellement présent!

     

    Elle est garée le long du trottoir. Je descends les marches comme dans un rêve et Gerry m'ouvre la portière avant. Ça me surprend. On assoit toujours les récidivistes à l'arrière. Nous on sait ça dans le quartier. C'est pour cette raison que les portes d'une auto-patrouille ne peuvent être ouvertes de l'intérieur. Je viens d'en parler avec mon chum Tardif.

    C'est sûrement un autre mensonge de Conrad. Un jour je vais me venger si ma mère ne me tue pas. Non mais, arriver à la maison dans l'auto-patrouille… Conrad a peut-être dit que j'avais étranglé un élève de la classe ou quelque chose du genre. Je demande à Gerry où on va vraiment, il me regarde en souriant.

     

    En souriant, enfin!

     

    -- On va chez-toi, ne t'inquiètes pas.

     

    Mais je ne le crois pas. D'instinct, je sens qu'il est urgent que je m'inquiète un peu.

     

    Aujourd'hui, j'ai encore loin en dedans, des réminiscences de la tristesse de ce onze octobre. Je reprends ma marche lentement en regardant le sol. Je continue jusqu'au coin de l'avenue Murdoch, que je franchis avant de m'engouffrer lentement dans le viaduc. En descendant je tourne la tête vers les deux erreurs balafrées par la voie urbaine. L'école et son roc trônent immuables, comme ils l'ont fait tout au long du dernier demi-siècle. Un vieux couple tiède, trop usés pour se séparer. Je suis du côté exposé au soleil. À mesure que je descends dans le viaduc, le mordant du vent de mars m'atteint de moins en moins. Dans la vie, on y arrive quand même malgré les vents de nord. Dans la vie, il y a aussi les oasis au soleil.

    Gerry démarre l'auto et tourne sans surprise sur la Frédéric Hébert qui débouche face à la cour de côté de l'école. C'était le temps où les rues avaient des noms parfaits pour les souvenirs à laisser dans la tête des enfants. Rien de compliqué : A, B, C, D pour certaines avenues, puis des noms de pionniers. De simples numéros croissants partant de un pour identifier les rues qui elles, sont plantées dans l'autre sens. Quand on est jeune on ne connaît pas le nom des ministres et on s'en fout. Ça ne nous empêche pas de savoir d'où on vient. Avant de voir le nom de la rue sur laquelle on venait de tourner, j'avais déjà entendu parler du notaire Frédéric Hébert, premier maire élu de la cité de Noranda.

    À la dixième, on tourne à gauche, on franchit l'avenue Murdoch, du nom du premier président de la Noranda Mines Limited. Ensuite on tourne sur l'avenue A vers la neuf. Dans ce quartier, connu comme étant le vieux Noranda, on appelait souvent les rues par leur diminutif. La neuvième rue pour nous, pouvait être la neuf. Quand quelqu'un habitait sur la quatrième rue, on disait la plupart du temps qu'il restait su'a quat'.

     

    Au coin d'la A et d'la neuf, il y a quelque chose de particulier, l'angle de croisement de l'avenue par rapport à la rue est décalé. Un bon trente degrés. Au moment précis où Gerry y effectue le stop réglementaire, je regarde sa grosse main gantée posée sur le dessus du volant. Quelques secondes auparavant, j'étais terrorisé par la réaction anticipée de ma mère me trouvant raccompagné à la maison par la police. Mais dès l'arrêt de l'auto-patrouille au croisement de la neuvième rue, le temps s'est aussi arrêté pour moi. Tout est devenu tellement secondaire. Secondaire dans le vrai sens du terme. Tout, excepté la peur qui avait pris naissance en moi. Je sais maintenant que mon enfance s'est arrêtée là. Précisément à l'arrêt du véhicule à cette drôle d'intersection.

     

    Ce onze octobre à onze heure quinze, j'ai eu froid en dedans et j'ai eu envie de pleurer. Calé contre la porte, côté passager, j'ai redemandé à Gerry ce qui se passait. Il ne m'a pas répondu. Je regardais toujours sa main sur le haut du volant. À ce moment, j'ai vu briller à son poignet un mince bracelet d'or auquel pendait une minuscule croix. Le soleil tiède y réfléchissait. Je suis entré dans l'âge adulte sous le signe du soleil. Cette seconde précise de ma vie ne m'a jamais quittée par la suite. Encore aujourd'hui, le souvenir en est vif, limpide. Éternelle, cette vision plongeante de l'auto aux tons baroques, arrêtée à l'angle de l'intersection. Éternel cet éclair doré au poignet du policier muet.

     

    Présage! Quand le soleil brille on apprécie, mais on sait qu'il va devoir se coucher tôt ou tard. Il se couchera tôt ce onze octobre.

     

    J'étais à quelques secondes d'une nouvelle terrifiante. Mon père venait de mourir subitement. Je perdais mon complice, mon modèle.

     

    Malgré tout, aujourd'hui on est confortable au plus creux du viaduc, en plein soleil de mars. En échec au vent du nord, aux vents de nord.

     

     

    FRISSONS

     

    J'ai vive souvenance d'un temps frileux
    Par un soir d'automne de soixante-deux
     
    C'était un soir de feuilles
    Pareil à l'octobre présent
    C'était un soir d'octobre
    À faire frémir les gens
     
    La lune s'annonçait entière
    Une dernière fois avant l'hiver
    La vapeur montait de l'étang
    En un diaphane nuage blanc
     
    C'était un soir de fantômes au logis
    Dans la tête des braves gens bien à l'abri
    Un soir aux vents noirs et déchantés
    Pleuvant des cimes nues des boisés
     
    La terre cette drôle de boule
    Venait tout juste d'avaler son fils
    Elle était entièrement triste
    La terre cette drôle de boue
     
    Pour la première fois en ce soir
    Le globe et moi tournions sans mon père

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 16 Novembre 2011 à 14:24

    Écoute, là, je suis sans voix... J'ai comme fait un voyage dans ta tête et dans ton coeur de ces années-là. Je suis passée par toute la gamme des émotions.


    Je voulais te dire que pour moi aussi, le rocher du Noranda School, c'était le point culminant du boutte, notre Everest, on y jouait au Roi de la Montagne l'hiver. On l'appelait l'école Hébert nous autres. Je voulais te dire « mouéssi mouéssi » presqu'à chaque phrase mais là, j'ai été prise par ton texte si fort. J'ai deviné tout de suite que c'était pas Conrad qui avait fait des siennes pour que la police Gerry retontisse pour venir te chercher en char de police dans ta classe.


    Ton enfance s'est arrêtée là et moi, j'ai eu mal avec toi.

    2
    Dididit Profil de Dididit
    Mercredi 16 Novembre 2011 à 17:36

    Calin-retour

    3
    MarioB Profil de MarioB
    Jeudi 29 Décembre 2011 à 06:53

    C'est très beau ! Écrit avec soin, de plus ! Quelle est le titre de votre livre ? De vos, s'il y en a plusieurs ? J'étais passé rapidement, mais maintenant, j'ai mis le blogue en signet et je vais demeurer fidèle.

    4
    Dididit Profil de Dididit
    Jeudi 29 Décembre 2011 à 19:03

    Beau commentaire Mario, merci. Je me permet de placer une chose tout de suite... je suis adepte du "tu"... Alors tant pis pour toi s'il n'y a pas d'effet mirroir. lol. À date j'ai complété deux manuscrits dont un autoédité qui est la biographie de ma mère intitulée Mon Siècle. J'ai mis un extrait sur le blog. Comme ça ne devait être qu'un projet familial, on ne retrouve pas ce livre ailleurs qu'auprès de moi. J'ai été vraiment surpris par l'intérêt des gens à l'extérieur de la famille. J'ai dû réimprimer une petite quantité. L'autre manuscrit est prêt à l'impression mais en dormance pour l'instant: je suis indécis à son sujet. J'ai aussi un bébé en gestation qui étire son état mais pour lequel je garde un vif intérêt littéraire. L'histoire particulière d'une petite fille se prénommant Constance. Le manuscrit avoisine la quarantaine page et l'infini vers l'avant. lol

    5
    malinamie Profil de malinamie
    Mercredi 23 Janvier 2013 à 15:09

    Je t'ai vu déambuler les rues, y arrêté le regard,j'ai vu tes pensées sautées entre les fentes des trottoirs,j'ai vu,  l'espoir être jeunesse puis tout à coup ,prendre en coup de vent la tristesse. Une tristesse plus grande que les rues  qui   nous amène à aujourd'hui . Quand on perd son re père...xx


    c'est du cinéma ce texte....d'après une histoire vraie...

    6
    Dididit Profil de Dididit
    Jeudi 24 Janvier 2013 à 04:49

    Allo Malina. Je suis surpris que tu viennes de prendre connaissance du 10 Québec. Un récit à partir de souvenirs assez personnels. Je suis heureux de réaliser que ces lignes te permettent de te faire un petit cinéma. C'est un peu le but.

    7
    farniente
    Samedi 26 Octobre 2013 à 04:15

    Encore une fois j'ai fait le voyage anniversaire,... encore une fois ému.


    Vécu d'un autre angle, mais les émotions se rejoignent.

    8
    Dimanche 27 Octobre 2013 à 16:54

    Holà! Ben oui. Des heures croquées dans le passé. Et les derniers bricolages? ça tient le coup j'espère.

    9
    Jeudi 12 Décembre 2013 à 01:50

    Bonsoir Dididit,

    J'ai lu votre poème et j'ai fort apprécié, j'ai commencé à lire votre texte, et je suis très intéressée  par les premiers paragraphes aussi je reviendrais demain le lire à tête reposée car il se fait très tard!

    Je vous souhaite une belle fin de soirée, au plaisir 

    10
    Vendredi 13 Décembre 2013 à 17:59

    Bonjour dididit, 

    Je me suis plongée dans les rues de votre enfance, et là j'ai compris pourquoi cette journée du onze octobre à onze heures vous avez perdu votre innocence d'enfant! Ce froid intérieur que vous avez ressenti, ce vent de tristesse qui vous a assailli, cette perte de votre âme d'enfant….vous l'avez si admirablement décrit que j'avais l'impression de le vivre!C'est  extrêmement douloureux de perdre son père si jeune,  avec son père c'est aussi des repères qui s'envolent...

    J'avoue avoir été encore plus réceptive à votre poème en ayant pris connaissance du contexte!

    Merci pour ce sublime partage, j'aime votre plume, votre façon de décrire les rues, les éléments qui vous entourent…très agréable à suivre "vos nouvelles", et l'émotion est au rendez-vous!

    Je vous souhaite un excellent week-end et je reviendrais découvrir votre blog avec un grand plaisir.

    11
    Mardi 17 Décembre 2013 à 16:15

    Bonne journée Neige C, par cette vague de froid de décembre ton nom est approprié... très. Ça me fait plaisir de voir l'intérêt démontré pour un flash de souvenirs personnels. C'est apprécié. Pour le présent je te souhaite un heureux temps des Fêtes. Bonne année à venir. 

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