• 101 ave Henri-Martin

    Le deuxième d'une longue série. De l'aventure à héroïne pour faire changement.

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    101 avenue Henri-Martin (1942-1944)

    Régine Desforges, éditions Ramsay 1983, Fayard 1993.

     

    Deuxième d'une longue suite de huit. Le premier volume, « La bicyclette bleue », débute une semaine avant la deuxième guerre mondiale. Au début du tome 2 de l'histoire, on est en 1942, des membres de la famille Delmas ont quitté la terre dans la région de Bordeaux pour vivre dans Paris occupé.

    Le personnage principal, la belle Léa, a des liens avec les forces du maquis. Elle manœuvre entre les gens de la résistance, les occupants, les hommes de sa vie, sa famille, les collaborateurs etc. Rien ne lui résiste finalement. C'est souvent à cause de sa grande beauté et de son implacable charme qui les subjugue tous… tous les hommes qu'elle côtoie.

    C'est la partie la plus faible du récit, les talents de tombeuse. Mal dosé. Il y en a tout un chapelet qui finit par être redondant et enlève de la crédibilité à l'ensemble.

    Malgré tout, la trame très intéressante, rappelle habilement les enjeux de la guerre en France, les obstacles auxquels les français se heurtaient quotidiennement pour rester fidèles à leur patrie malgré la défaite. Surtout malgré les représailles nombreuses de l'occupant pour mâter le peuple.

    Le roman commence justement par une opération de représailles allemande qui se solde par l'exécution de 120 otages. Ensuite, dans ce contexte de délation et de tortures atroces, Léa doit accepter le mariage de sa sœur avec un officier nazi alors que plusieurs membres de sa famille sont des maquisards.

    À une époque où les voisins se transformaient en délateur pour des coupons de rationnement, les enlèvements sans lendemains étaient fréquents.

    Après une visite impromptue aux bureaux de la Gestapo de la rue Henri-Martin, Léa ne doit sa sécurité qu'aux bonnes relations de sa sœur (curieusement) avec les allemands et à la générosité profonde d'un indicateur de deuxième ordre au profil questionnable.

    Des rendez-vous secrets, de la méfiance entre compatriotes et même des comportements amoureux libertins, tout y est.

    On tourne les pages, on veut savoir. Une façon originale de raconter les enjeux de l'occupation nazie. L'histoire, crédible, se double de manigances par le maître de chai du vignoble familial, pour s'accaparer la terre.


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