• (EH Ben) Mon Colon

    Une petite montée de chauvinisme

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    (EH BEN) MON COLON

     

    J'arrive de Ripon
    Ousse que c'est ça
    RI quoi r'dis-moé çà
    Ripon R.I.P.O.N
     
    Un paradis suspendu
    À des cimes pentues
    De montagnes échevelées
    Toutes têtes ennuagées
     
    Un petit village bien élevé
    Entouré de nature maquillée
     
    Tu sais pas quoi
    Quand j'y étais ma foi
    C'était Rouyn-Noranda
    Que je portais en moi
     
    J'viens de Rouyn-Noranda
    Oui oui oui
    Loin-Noranda Ah Ah Ah
    C'est pas ce que j'ai dit
     
     
    Rouyn R.O.U.Y.N
     
     
    Sans préjudice là
    Tu penses-tu qu'on est plus cons
    Qu'à Ottoburn Park ou qu'à Quyon
    Mais kossé ça 
      
    Non y'a pas de wigwams le long des rues
    On a l'eau courante mais on courre pu
     
    Pi même si y'en avait ça m'irait mieux
    Que les robineux qui gèlent sous vos yeux
    Affublés d'habits de carton rugueux
    Mieux que la misère qui transpire parfois
    Du macadam de vos centre-villes froids
    Aux détours noirs des soirs d'hiver sournois
     
    Se peut-il que votre cœur ait durci
    En même temps que votre ciment a pris
     
    T'as raison y'a pas de métro à Rouyn-Noranda
    Mais les tunnels en d'ssour sont prêtt' là
    Kewagama Noranda Malartic Doyon Kiena
    C'est comme Jean Talon Sauvé Henri Bourassa
     
    Tu le savais pas?
     
    On a une chose de cool à plein
    Notre pont s'appelle pas Champlain
    Du coup le monde vit moins stressé
    Un jour l'heure de pointe a passé
    Sans s'arrêter… à devait être pressée
    Nous on trouve que c'est plus aisé
    Quand les gens veulent se déplacer
     
    Savais-tu seulement mon ami
    Que la racine des eaux est ici
      
              Non… alors je t'informe aussi
      
    Qu'ici réside la vraie lumière
    Un long frisson direct du nord
    Une richissime palette de verts
    Des aubes cristallines de pur or
     
    Tu vois toujours pas le portrait
    Coudon d'où tu viens c'est ben laid

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 18 Mai 2012 à 14:29

    Ah que je l'aime, celui-là! Je voudrais que tout le monde le lise, partout partout partout au Québec, je voudrais le crier avec toi, en haut d'une montagne, avec un porte-voix pis des images qui défilent en arrière!


    <address style="margin-left: 36pt;">Se peut-il que votre cœur ait durci </address><address style="margin-left: 36pt;">En même temps que votre ciment a pris </address>
    2
    Dididit Profil de Dididit
    Vendredi 18 Mai 2012 à 15:49

    Comme je te connais, tu le ferais le coup du porte-voix. Eh j'y pense, quand tu viens lire, c'est comme une tornade hein. Une tornade de fleurs des champs pétales et tiges emmêlées. Je me demande comment elle m'avertirait Madame Météo? Ça serait sans doute du genre... "En toute dernière heure, nous apprenons un déplacement massif de pétales de marguerites à l'ADN suspect. La masse baladeuse qui vient du nord se déplace à la vitesse de l'outarde en retard vers......." Je suppose qu'elle me dirait quelque chose comme ça. LOL!

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