• Il y a et aussi

    Une étrange émotion persistante.

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    IL Y A ET AUSSI

     

    Il y a le pape Benoît Cesse qui seize son règne et toute l’Église qui frémit, ou vice versa. Le prêtre abuseur à Ottawa. Vice. Il y a le marathonien Pistorius qui tue peut-être sa copine sûre. Scandale! Sandale, Il courrait sans ses pieds. C’est flou un peu, on est pas à un c près.

    Il y a, malgré toi, une petite partie de ma vie qui reste claire dans ma tête. Claire comme l’air du janvier qui a mordu atrocement tout ce qui renaîtra bientôt. Férocement!

    Il y a les étudiants en classe qui veulent sortir de la classe parce que, justement, ils font partie de l’asse. Ils en sont à un c près.

    Il y a le prime ministeure qui frétille pour se faire réélire majoritairement encore, pour bonne gestion carrée, malgré les coûts quintuplés du plus gros contrat militaire jamais donné dans toute l’histoire du pays. Les soixante milliards dépassés et ça tangue encore sans balises pour les avions de chasse furtifs. C’est fou un peu et c’est bête. Prix fuyants pour avions furtifs. Et la réforme de l’assurance-chômage pour varger sur les petits. Il y a l’existence du sénat qui valse et tango, comme si ça ne coûtait rien, pour pas varger les zamis.

    Il y a mes bouquets qui se sentent déjà trop à l’étroit dans leur empotement d’hiver… qui s’affadissent.

     

    Aussi, il y a tes dents en grains de riz, qu’on devine entre tes lèvres quand tu parles. Comme l’huître magique qui abrite un complet collier de perles.

     

    Il y a la femme ivre au volant, qui a perdu la maîtrise de son véhicule. Le poteau est coupé, elle n’a tué personne. Une chance… une chance… L’auto a été remorquée. Un tas de ferraille, dommage… dommage… La dame est en bouillie… Dommage aussi, une chance aussi… Elle est morte mais était seule dans l’auto. Logique molle, logique folle.

    Il y a les heures fades mises en laisse. Curieusement; amassées, délaissées, les heures tièdes, réchauffent les journées froides du janvier sauvage.

    Il y a le train en arrivance, en partance de la mine qui grogne bassement ses notes sécurisantes sur la ville tant de fois par jour. La seule chose qui n’ait pas changé en cinquante ans. Il y a le grincement strident des roues de métal sur les rails de métal qui dentelle quelques minutes des heures quand elles s’écoulent fades.

     

    Aussi, il y a le gris des billes de tes yeux qui brille sous tes paupières quand tu bonnes… Peut-être je me trompe! Peut-être simplement, y-a-t-il tes paupières qui s’étirent sur le velours gris, lumineux, de tes yeux quand tu donnes.

     

    Il y a, sur tout, des idées floues, des discours saouls.

     

    Il y a, au hockey, le Canadien qui perd, se reprend. Nous surprend. Toronto qui se relève d’une tempête de neige exceptionnelle. Impressionnant. Toronto qui écrase le Canadien. Enlevant. Il y a, en Lybie, du sable et du soleil musulmans. Des chameaux qui s’en fichent mais qui ont moins à craindre que les gens, à qui on fait l’honneur de dieux façonnés. Dieux qui ressemblent trop à l’homme pour ne pas proposer une fausse éternité en règlement de vrais problèmes de courte vue. Loin de nous, si près, c’est fou aussi.

    Il y a des fragments de météorites tueurs. Grande lueur, gros boucan et panique chez les gens quand la lumière jaillit, éclate, bouille.

     

    Aussi, parfois tu souris. Moments sublimes. Tes lèvres s’espacent pour que la blancheur de tes dents éclate d’un seul jet. Tes paupières plissent sur du gris vif. Ton regard s’amincit pendant que ton visage soleille, irradie.

     

    Il y a aussi après, le brouillard derrière mon œil quand tout s’embrouille à nouveau.

     

     

    Alors, que l’instant même du regard mince, que ce furtif moment, dure et dure. Comme une lèche de douce chaleur d’été! C’est tout.

     


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  • Commentaires

    1
    malinamie Profil de malinamie
    Jeudi 21 Février 2013 à 10:33

    qui ...?


    ..."Aussi, parfois tu souris. Moments sublimes. Tes lèvres s’espacent pour que la blancheur de tes dents éclate d’un seul jet. Tes paupières plissent sur du gris vif. Ton regard s’amincit pendant que ton visage soleille, irradie..."


    souvenir ?


      


    Il  et aussi , il y a


      


    IsaMalina


     


      

    2
    Dididit Profil de Dididit
    Jeudi 21 Février 2013 à 18:46

     Il ne faut pas tout ramener au je. Ça peut être un souvenir. Ça peut être un fantasme. Ça peut être ma "magination" comme on dit à la commission Charbonneau. C'est une petite, petite partie d'un long texte. Et pour le reste? Ça allait? Merci de ton commentaire.

    3
    malinamie Profil de malinamie
    Vendredi 22 Février 2013 à 21:02

    J'ai beaucoup aimé ce texte JE crois que TU es un super écrivain. IL est le miroir de notre quotidien NOUS avons tous nos Il y  a , et VOUS le décrivez de si belles façons. Les images dessinées , ELLES restent longtemps dans notre mémoire, pour ceux qui en ont une, on s'entend ,  nous permettant AUSSI  de nous faire les nôtres....

    4
    Dididit Profil de Dididit
    Samedi 23 Février 2013 à 05:33

    Ben merci, tébendonfine!!

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