• J'ai bonne mine

    Les audiences de la commission Charbonneau ça fait se questionner sur l'essence même de la mémoire.

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    J’AI BONNE MINE

     

    C’est comme une mine hein!

    On vit des choses au cours d’une journée de notre vie et on absorbe plus ou moins. Puis vient une autre journée et plein, plein d’autres par la suite. Des parcelles de quotidiens s’empilent couche par couche et, avec le temps, on a dans la tête, une grosse boule compacte, bien serrée. Notre expérience, notre passé, notre vécu, une boule de tout ça.

    Moi, quand je veux l’utiliser, je fais comme pour une mine. Je monte un petit chevalement et je creuse un puits. Ensuite, j’y fais des galeries qui vont dans tous les sens. Cet agencement de galeries renferme toute une panoplie de souvenirs logés un peu partout: certains banals, précieux, spontanés, vifs, déterminants etc. Un peu comme les minéraux qu’on retrouve sous la terre… or, cuivre, zinc, nickel etc.

    -- Mé, madame, d’jé né mé souvians plous!

    Ouais!

    Bien sûr, moi quand je suis particulièrement frappé par une forte émotion, par de l’extraordinaire, les souvenirs induits prennent des teintes différentes du lot commun. Des couleurs qui peuvent se rapprocher des teintes de minéraux. Une catégorie spécifique se dégage parfois à cause de la nature spéciale du relent : une nouvelle galerie s’ouvre alors. Plus le souvenir est précieux, plus je risque de le tenir sous bonne garde. L’entrée de la galerie creusée pour le retrouver sera plus difficilement accessible. Comme une chambre forte. Je mettrai plus de soins aussi pour aménager cette galerie-là.

    --   Mé… ça fé ouitte tans!

    Certains souvenirs sont photographiques, je les vois. D’autres pas, je les ressens ou encore, je les entends. Étrange la mémoire. Hi, hi, hi… pour l’instant, je la perds un peu. Oui, oui, paradoxalement, depuis que j’ai atteint l’âge de la couleur de mes souvenirs les plus précieux, j’oublie plein de choses. Ça date de… quand j’ai arrêté de courir fort et vite. Comme si en délaissant l’éphéméride, je m’étais libéré de l’obligation de mémoire. Mais ces petites omissions se passent dans ce que j’appellerais l’humus du temps : le terreau de surface. Pas dans le roc solide de ma boule compacte. En superficie seulement. Je m’en rends bien compte. Ça me convient presque. Ça donne un flou à mes heures présentes. Déformation de temps avec laquelle je m’accommode très bien. J’essaie quand même de ne pas trop pénaliser mon entourage immédiat. Pour contrôler cette couche fertile, fuyante, j’ai des trucs rigolos mais je n’ai pas envie de les partager maintenant. Assez souvent, je limite les dégâts : ça marche. Ces bricolages maison contre les affres de l’âge font partie de mon patrimoine familial. Ils me viennent en grande partie de ma Supère : médaille d’or toutes catégories de l’humus quotidien gélifié. Toujours sans trop de stress hein! C’est une règle d’or.

    --  D’jé né mé souvians plous doux tou!

    Mais à part quelques ratés dans ma mémoire très récente, ma mine aux souvenirs est en opération et fonctionne correctement. J’y fais même des exercices.

    Dans ma tête, du côté des souvenirs, j’ai affiché une grande pancarte blanche. Comme dans les vraies mines. C’est écrit en gros : « 1 215 JOURS SANS ACCIDENTS ». Les grandes lettres noires parlent d’elles-mêmes. La dernière panne à remettre le compteur à zéro, c’était suite à une anesthésie. J’aime bien visualiser cette affiche grandeur nature.

    Un de mes exercices c’est d’essayer de voir ce qui n’est pas là. Non! Pas comme les fous : comme les vieux. Les vieux ne sont pas plus fous que les autres (qui l’est vraiment de toute façon?). Ils parlent moins et moins fort, c’est tout. C’est des besaces à souvenirs, les vieux. Et puis, quand je dis : voir ce qui n’est pas là, c’est simplement une façon de m’exprimer.

    Par exemple, hier soir je marchais sur la rue Principale. Début de soirée de février, temps doux, temps mou. Mon regard a traîné sur la bâtisse de l’hôtel National. Ça fait longtemps qu’elle est là, celle-là. Une survivante des hôtels Day’s, Nickel Range, Savoy, Radio, Henri, Champlain, St-Louis, Plaza et j’en passe quelques unes. Wow! La broue moussait fort dans le temps. Il y avait à l’entrée de ces commerces, souvent à portes battantes, une odeur écœurante de houblon, poussée vers l’extérieur par d’énormes ventilateurs. Je m’imaginais que c’était l’odeur du péché et ça me donnait subitement le goût d’être bon garçon. La senteur faisait quasiment lever mon cœur de huit ans quand je passais en avant de ces débits.

    Maudit que ça puait.

    La plupart avaient leur barber shop dans le vestibule et même, la Plaza se payait le luxe d’un cireur de souliers… oui monsieur! Un vrai, avec sa chaise haute. Ce perchoir à client était muni, devant le siège, de hautes pattes de métal surmontées de repose-pieds pour le client en exposition (si on peut dire comme ça). Dans le tabouret du cireur, tout y était : les cires, les brosses. Le client s’assoyait tout en haut comme un pacha et posait ses pieds sur les reposoirs. Le cireur, qui n’était pas noir, avait toujours un chiffon de couleur grisâtre-pas-vraiment-de-couleur, dans les mains. Souliers noirs, souliers bruns, le linge à nettoyer était le même. Moi j’étais ébahi. Je trouvais que ça faisait swell. L’installation était pareille que dans Tintin en Amérique, quand il se promène dans les rues New York.

    J’y pense : pourquoi dans toute la palette de nationalités qui gravitait autour de nous, on n’avait pas droit aux noirs nous? On avait bien des jaunes, des rouges et des fros. Ça manquait je trouve. Bon, c’était comme ça.

    Pour l’instant, je constate que de toute évidence, dans cette galerie, tout va. Ça marche tempête pour ce qui est des souvenirs usuels.

    -- D’jé oublié, d’jé né peux pas mé souvénire! T’ça fé longtin!

    Toujours en prenant ma marche, je regarde en face de l’hôtel, sur mon côté de rue. Une pharmacie mais pas la bonne. Avant c’était la pharmacie Labelle avec son portail d’entrée particulier. Plus loin, l’actuelle salle du bingo fait revivre les belles heures du Metropolitan Store et son grand gérant tout slack. Comme des grains de chapelet, je réalise que je peux nommer les commerces qui opéraient il y a cinquante ans dans plusieurs des bâtisses que je longe. Un majeur au coin de la Gamble. La pharmacie et le Burger King occupent la place du S.S. Kresge. Véritable Cosco de la ville champignon qu’était Rouyn. Ils ont dû s’y mettre à deux pour combler le même espace. Le Sushi Shop masque l’ancienne mercerie Dan Clément. Plus loin, je retrouve Corbeil Sporting Goods. Et je continue comme ça à explorer le jeu de diapositives qui défile dans cette galerie. Je compare son contenu à de la pyrite ou à un gisement de métaux ferreux. C’est fluide. Rien d’extravagant mais tout fonctionne correctement. Je retourne vers le puits, satisfait.

     

    Qu’un témoin à la commission Charbonneau ait des pertes de mémoire plusieurs années après les événements, ça me paraît normal. Qu’il nous dise que toutes les galeries qu’il a choisies de nous faire visiter sont creusées dans le sable stérile du Sahara, ça m’impressionne.

    Alors je me dis que peut-être sa galerie de souvenirs anodins à lui, a eu un pépin important de fonctionnement. C’est toujours possible mais ça devrait le rendre malheureux comme les pierres. Lui, il semble bien portant. Même, il sourit facilement.

    --  Mé madame, d’jé vous dit qué…

     

    De retour à mon puits d’accès, je descends de quelques niveaux et j’entre dans une autre galerie, à réminiscences à forte teneur en émotions. De racines plus floues, c’est un gisement différent, plus riche. Comme un filon d’argent. Ça marche encore mieux que tantôt, mais en bulles cette fois. Lentement, ça se précise. Je me souviens peu à peu. Un ralenti sur image. L’essence même des rappels n’est pas la même.

    Les brumes du temps s’estompent et je revois mon avion! L’avion de chasse à ailes delta, en plastique mou. Je l’ai reçue pour mon huitième anniversaire de naissance. Ça y est encore. Ah! Le bonheur que j’ai eu en déballant ce cadeau. Vous savez qu’il pouvait vraiment larguer une bombe en vol? Pas une vraie, là! J’ai tellement joué avec, j’aurais anéanti le quartier en un rien de temps, si ça avait été le cas. Mais opérationnel au boutte, oui, oui! Ce n’est pas tout. Quand j’arrivais à imiter le bruit d’un moteur à réaction défectueux en plein vol (tellement facile quand on sait déjà cracher comme un homme), et que j’induisais une vrille vers le sol, du haut de la longueur de mes bras de huit ans, je pouvais faire éjecter le pilote. Il avait un vrai parachute. Ben… pas vrai, vrai non plus, mais quand même, un petit sac en plastique se déployait dans son dos, au bout de ficelles échevelées. Tout un cadeau. Au creux de cette galerie, dans ma tête, ça scintille.

    Tout près, une bulle porte  l’embryon d’un souvenir de voyage. Des vacances d’été avec mon père et ma sœur. Des sandwiches à manger dans un petit parc, tout près de l’autoroute, sur la table à cartes montée avec nappe fraîchement dépliée. Il fait bon et les autos passent à toute allure avec fracas. Je revois les grandes personnes m’expliquer que le restaurant, c’est trop cher. Ça m’émeut probablement d’être tellement pauvre, je sais plus trop. Le soir quand on arrive au motel, je dois me cacher dans le fond de la voiture le temps de régler les formalités de la chambre. Une personne de moins c’est moins cher. Ça me faisait enrager dans le temps. Ça m’allège le cœur de revivre ça. Précieux moment.

    Un autre bulle de cette galerie me fait douceur particulière quand le portrait se précise. La photo de l’église de Paquetteville prise il y a une quarantaine d’années. Son clocher est là, majestueux, en hauteur, trônant au bout d’un rang droit comme un i. L’église règne sur une journée d’été sublime, ciel bleu-profond. Je suis couché à plat ventre en plein milieu de la route, mille pieds en avant, sur la ligne jaune. L’appareil posé à plat par terre, je joue au ver de terre pour saisir ce moment exceptionnel sur pellicule. Je n’ai jamais pu tirer d’épreuve de cette pose : j’avais oublié de mettre un rouleau de pellicule dans l’appareil. C’était longtemps avant les photos numériques. À défaut de pouvoir faire développer la photo, je l’ai enveloppée. J’y reviens parfois le soir avant de fermer les yeux pour la nuit. Et cette autre, toute de gris, prémonitoire, représentant le Lac Marlon apprivoisant majestueusement un matin ouateux de septembre. Il y en a plusieurs de ces photos qui deviennent rapidement vives, vibrantes.

    Plein de bulles pêle-mêle, d’années et d’événements différents. Une belle galerie riche, ornée d’émotions particulières. Comme du bon vin, rendu plus savoureux par le passage des années. Des bulles d’argent: la couleur semée à mes cheveux. Vraiment, après mon passage ici, je réalise que la pancarte de jours sans accidents va encore augmenter. Ça baigne. Lent retour au puits et descente.

    --  D’jé voudrais bien répondre’e, dités-moi prét’cisément ce qué vous voulez… Vrément d’jé sé pas trop.

    Et dans ma caverne d’Ali Baba, ça dit quoi? La cage arrête avec un hoquet du filin devant l’entrée de la galerie verrouillée. Je garde la clé à mon cou. Comme un sanctuaire, j’y entre avec ostentation. Sombre, bien aménagée, ma mecque-plus-ultra. On dirait un vaisseau spatial : un vaisseau spécial. De grands écrans 3-D couvrent toutes les parois, même le sol projette. Une douce musique berce : sonate au clair de lune, Beethoven. Immense filon d’or scintillant. Tout le récit, presque sans faille de ma rencontre avec le grand amour et d’autres, défilent entre des nuages floconneux. Des sourires précieux de mon père, de l’ami Pierrot. D’autres encore. Plein.

    Rencontres touchantes, vibrantes. Les écrans débordent d’images mouvantes. Comme dans la vraie vie, la présentation est en continu, toutes périodes confondues en simultané. Un tourbillon de douceurs. Mon trésor, ma vraie richesse. Énergisant.

    Tout est dans le bon ordre des choses ici. Je referme et bloque. Je fais remonter la cage sans visiter la galerie inférieure. Celle du minerai radioactif. La journée est belle, l’exploration a été heureuse. Ça me suffit.

    --  D’jé vrément oublié! Bis, bis et re bis.

    Cet écho de la commission Charbonneau résonne. Je ne comprends pas comment il exploite sa mine, le témoin. S’il a les mêmes galeries que les miennes dans sa boule, peut-être les entrées sont-elles toutes verrouillées et les clés sont perdues. Je sais pas trop quoi penser.

    Pour moi, c’est maintenant fièrement « 1 216 JOURS SANS ACCIDENT ». Le chiffre sur la pancarte de ce témoin ne doit pas être très élevé. Vraiment pas. Il a souvent des accidents de mémoire.

     

    Zut! J’ai oublié de me raser ce matin et je dois sortir en vitesse. Par chance, l’événement n’est pas assez conséquent pour rayer le cumul de ma pancarte de jours sans accidents. Je suis dans le terreau de surface, ça ne compte pas vraiment.

    Mais quand même…

    --  D’jé oublié un pitit peu, moi aussi.


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  • Commentaires

    1
    Jeudi 28 Février 2013 à 14:33

    Mais quel bonheur de te lire ce matin dans ce texte! Je sais ce que tu as, une mémoire d'écrivain. Parce que ces mémoires vives, elles ont subi un traitement très particulier, lel tien, elles ont été vécues, filtrées, classées, entretenues et bercées par tout ce que tu es de sensibilité, de personnalité. C'est tout toi et personne d'autre.


     


    Tu sais nous amener dans ta vie, dans ta mine d'or, dans tes galeries creusées à même le roc, c'est rare et précieux. Et ça fait tout chaud...  

    2
    Dididit Profil de Dididit
    Vendredi 1er Mars 2013 à 01:49

    Eh! Allo Zoreilles. J'aimerais ça moi aussi avoir un nom qui s'écris avec un "s" à la fin... comme si j'étais deux dans un. Mais non, tant pis. Je suis bien content que tu aies compris le principe de ma mémoire minière. C'est un tour de force parce que toi, avec l'eau salée que tu as dans les veines, ça doit plutôt se passer en mode plongée sousmarine comme l'exploration d'un banc de corail aux couleurs variées. Je vois très bien le schéma. Tu r'passeras. Je suis à la veille de te faire une séance de ouaireu de maison là!

    3
    Vendredi 1er Mars 2013 à 01:59

    Plus vite que tu penses, ta séance de ouaireu de maison! Je t'ai laissé un message sur ton répondeur hier et comme tu ne rappelais pas, j'ai pensé que tu t'étais sauvé dans le Sud... J'ai une bonne nouvelle à te dire, parlant de maison...


    Je serai pas là demain, vendredi, mais samedi et dimanche, oui.


    Je t'en dis pas plus, une vraie agace!!!

    4
    malinamie Profil de malinamie
    Dimanche 3 Mars 2013 à 17:40

    Tabar ... nouche que c'est beau cela ! ...Y a juste toi qui peut écrire de même...s'ils y en a d'autres ...-"j'é m'é souvins pu du trou"... c'est tout devenu total vide et sans intérêt.

    .....Juste toi qui dessine beau de même ...à faire frisonner notre propre peau à souvenirs...

     

    merci  de dire en livraison le beau de ta tête de coeur 

     

     

    5
    Dididit Profil de Dididit
    Dimanche 3 Mars 2013 à 20:03

    C'est un beau commentaire. Tu vois, je te le disais que dans le fond, j'avais une bonne mémoire dans mes oublis. C'est mêlant comme affirmation mais... c'est tout ce que j'ai à dire sur le sujet...

    6
    malinamie Profil de malinamie
    Dimanche 3 Mars 2013 à 21:20
    7
    farniente
    Vendredi 8 Mars 2013 à 03:06

    Tu auras beau refermer les ouvertures des galeries souterraines à double tour, leurs ramifications se sont échappées et battent la campagne! Elles sont passées par chez-moi et fait revivre le plaisir sublime de construire un PT-38 de balsa, papier, moteur d'élastique, odeur étrange et étourdissante de la colle d'avion près du stoker à charbon de la fournaise dans le sous-sol du 12 logements qui est devenu le 'bloc à Bélanger'. Les espèces de V-1 à tête plombée dans le nez desquels on mettait un cap qui détonait en frappant le trottoir de ciment à leur retour sur terre. Rue Principale de Rouyn: la shoppe de M. Bissonnette (père de Lise), le type en guêtres et chapeau de paille Panama qui s'y tenait et au magasin de fruits voisin dont j'oublie le nom;  le gérant du cinéma Paramount, fardé et parfumé, qui semblait tout droit sorti d'un film muet; le dernier cireur de souliers, je crois, M. Lalonde qui s'exécutait presqu'en face de la Taverne lachapelle! Mais tu es trop jeune, je doute que tu puisses avoir vu ces personnages. Je feuilletais ces  jours-ci une bio de Lise Payette, (LA Lise Payette) qui raconte qu'à l'époque de son séjour à Rouyn, elle à travaillé à CKRN radio (1400 sur la bande AM si ma mémoire est bonne) et était une cliente du chic Back Alley Bar de l'hôtel Frontenac fréquentée par la jet set de l'époque! Une de tes ramifications a ranimé le souvenir oublié d'un commando jihadiste qui avait eu pour mission de déranger les musiciens et preachers de la Salvation Army...J'en passe, merci d'avoir ranimé chez-moi ces souvenirs dont je garde les émotions dans mon propre jardin.

    8
    farniente
    Vendredi 8 Mars 2013 à 03:21

    J'oubliais....nous l'avions nous aussi notre représentant de la communauté noire. Tu te souviens de Johnny Vinkle dans son atelier de forge de la ruelle 8ième/9ième? À part les yeux et les dents je ne crois pas l'avoir vu autrement que noir!

    9
    Dididit Profil de Dididit
    Vendredi 8 Mars 2013 à 14:29

    Allo le visiteur du rien faire. Ce que ça peut changer, les choses, en une dizaine d'années. Je m'imagine une bonne partie des souvenirs que tu décris mais c'est loin... loin. Le Back Alley j'avais entendu parler. J'y ai toujours associé de la dentelle rose et des ruelles la nuit. 'sais pas trop pourquoi! Ça m'intriguait ton "noir"... Vinkle je l'avais classé dans les gris foncés.

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