• LA FÊTE DES VOISINS

    Une fête de voisins fantastique. Je soupçonne même les responsables d'avoir réservé une fenêtre de beau temps juste pour la durée de l'événement. Merci les CGC.

      

      

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    LA FÊTE DES VOISINS

     

    Hier, c'était la fête des voisins pour trois minuscules rues dans mon quartier. J'étais bien content de participer (juste un peu, mais tout de même). Revenu depuis six ans dans ma ville natale, après une longue période d'absence, je me suis aperçu au quotidien, que j'aime croiser à nouveau des visages connus il y a longtemps. J'aime aussi entendre prononcer un nom de famille exotique qui sonne encore juste à mon oreille. Le sifflet du train qui résonne quatre fois par jour me fait également l'effet de me reporter à mes souvenirs d'enfance et j'adore cette étrange impression de déjà vu. Dans ces moments là, je plonge dans du vieux vécu et je recule le compteur. Je revis facilement de larges pans de mon passé et presqu'à chaque fois, j'en améliore l'image… c'est comme ça que tout le monde fait je pense.

    Mais là, on me proposait quelque chose de bien actuel. Un quartier où j'ai déjà vécu il y a plusieurs années, mais des gens d'aujourd'hui. De petites familles pour la plupart. Du monde qui bouge. Des gens qui ont des idées, qui recherchent le contact. Plutôt que de me faire l'effet de retourner dans mon passé, cet intermède ça m'a énergisé.

    Qui aurait pensé organiser une fête des voisins dans les années soixante? Voyons donc, ça n'aurait pas été pris au sérieux. Forcément, la mobilité était beaucoup moins grande que maintenant, tout le monde se connaissait presque avant de se connaître. Et puis, pour ceux qui échappaient à la règle, on déduisait d'après leur voisinage ou les traits de leur famille. Le cas était réglé… au suivant. Ben, c'est une période révolue.

    L'internet, le cellulaire, la garderie ça fait du monde plus allumé et plus tourné vers les autres qu'on pouvait l'être. Mais, aussi curieux que ça puisse paraître, en même temps, parfois ça isole cette évolution basée en grande partie sur la technologie.

    Avant, c'était normal de connaître les gens de toute la rue par leur noms, prénoms, habitudes, défauts, métiers, qualités… Ça déménageait, mais pas souvent. Il suffisait d'aller aux vues à .25 sous dans le gymnase de l'école le samedi après-midi, pour croiser tout le quartier. Pareil pour la piscine extérieure l'été, il n'y avait pas vraiment d'autre place à aller, alors on pouvait quasiment nommer tous les baigneurs. Et je n'ai pas mentionné les rassemblements de quartiers, obligés par la messe du dimanche. Aujourd'hui, dans mon ancienne église, on loue des jeux gonflables et on donne des spectacles, c'est vous dire.

    Maintenant, les déménagements sont plus fréquents. Mutation, reconstitution de famille, nouveaux arrivants sont autant de raisons de vider et d'emplir des maisons en douce. Et pour les familles qui comprennent encore deux adultes, il y a aussi au menu deux emplois. Les chances de socialiser avec le voisinage immédiat s'en trouvent dilués d'autant. Mais là…

    Inespérée l'occasion de faire du qui est qui, de découvrir qu'on connaissait déjà certains voisins sans le savoir. De faire de nouvelles connaissances dans une ambiance non formelle qui prête à l'ouverture. Quoi de mieux que de partager un repas composé de mets préparés par tous et chacun pour stimuler l'intérêt envers l'autre. Impossible de ne pas s'intéresser à quelqu'un qui nous nourrit.

    Mais pour initier le mouvement, ça prend du généreux et de l'altruisme. Dans ma fête de voisins personnelle, ces qualités de bases étaient portées par Geneviève, Hélène, Manon, Annie, Francis et je n'ai pas parlé des enfants, de plusieurs conjoints et de plein d'autres qui étaient portés par le même élan. Un beau pow wow, toé.

    Eh! Zavé-tu remarqué? Après cette rencontre-là, je peux nommer une bonne partie des gens de mon voisinage immédiat… un peu comme quand j'étais jeune et qu'on connaissait toutes les familles de la rue. Finalement, je réalise que plus ça change, plus c'est pareil. Entre le passé et le présent, les moyens pour échanger se modifient un peu mais la finalité est la même : découvrir notre environnement et se tourner vers les autres en se laissant apprivoiser un peu.

    Merci groupe CGC, c'était une ben belle fête. Moi, ça m'a rappelé pourquoi j'avais décidé de revenir m'installer dans cette ville pour ma retraite. Je disais aux gens des grands centres, quand on me questionnait, qu'ici, la vie serait plus facile à cause de la chaleur des gens. Je ne me souviens pas trop de leurs arguments mais eux, ils parlaient de moustiques, d'éloignement, de neige et d'épinettes… Je sais pas trop ce qu'ils voulaient dire.


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  • Commentaires

    1
    farniente
    Lundi 4 Juin 2012 à 21:13

    , c'est ben beau tout ça, mais les binnes étaient-tu bonnes?  :-)

    2
    Dididit Profil de Dididit
    Lundi 4 Juin 2012 à 22:00

    Là, là... deux choses! La première c'est un constat d'espionnage (comme dans Les Cigares du Pharaon!)... qui t'a dit qu'il y avait des binnes??? Palsambleu, je me gruge le trognon sur celle-là!


    Deuzio, oui môssieu, parfaitement, elles étaient excellentes tu sauras. Je te fais un mail bientôt. Merci de ta visite. 

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