• Le petit train du bonheur

    Comment était Trois-Rivières à la fin du XIXième siècle? Un beau portrait crédible.

     Mais aussi... qui est vraiment Gros Nez? Comment évoluera le restaurant dans lequel le père de Roméo Tremblay a tout investi? Roméo pourra-t-il profiter du bonheur qu'il a concrétisé en se mariant à la veille de la Grande guerre?

     L'histoire est bien racontée.

    Le petit train du bonheur

    Mario Bergeron, Les éditions JCL Inc, 1998

     

    Un beau roman québécois à saveur historique qui raconte la vie de la famille Tremblay à Trois-Rivières, à l'arrivée du XXième siècle. Une belle lecture rafraîchissante.

    Le récit tourne principalement autour des jeunes années de Roméo qui a quatre ou cinq ans au début du roman, c'est le troisième de la famille. Je l'aurais voulu comme petit frère celui-là. Sympathique à souhait. Une belle tête d'enfant. Roméo est un original : il porte un regard différent sur tout ce qui l'entoure.

    Les descriptions très précises nous laissent imaginer facilement ce que devait être la vie avant des inventions qu'on considère maintenant essentielles. Tout juste si le téléphone existait. Le roman est vivant et s'on s'identifie vite. Après tout, qu'est-ce qui ressemble le plus à une enfance sinon une autre.

    Quand Roméo parle de ses billes, je vois les miennes, soixante ans plus tard. Gros Nez le quêteux, tient une place importante dans le livre. Symbole de liberté et de richesse d'âme, de générosité, d'altruisme. Comme tous les vagabonds, c'est un être de mystère. Apprécié, parfois contesté mais toujours difficile à cerner.

    Au long du roman, on découvre le drame du « feu de Trois-Rivières » qui a détruit une bonne partie de la ville. On partage la joie du père de Roméo, Joseph Tremblay, quand il va choisir son automobile en 1910. Une des premières de Trois-Rivières. Les personnages sont crédibles. Ils ont l'audace et les projets des pionniers. Le récit est parsemé de beaux mots de parlure qu'on n'entend plus aujourd'hui.

    Pour ma part je ne connaissais pas grand' chose de Trois-Rivières avant cette lecture. On sent dès le début que l'action est campée dans un cadre crédible. Je ne connaissais pas plus l'auteur. Je relirai sous peu un autre de ses romans.

    Devenu jeune homme, Roméo se marie. L'année suivante, la Grande guerre éclate et il s'enrôle. Mais quel est ce drame qui ne survient qu'à la toute dernière page du livre? Un bon roman bien bâti.

     


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  • Commentaires

    1
    MarioB Profil de MarioB
    Mercredi 22 Février 2012 à 05:45

    Il y a Joseph avant ce roman : C'est le récit de Ce sera formidable (Mille fois mieux écrit)


    Il y a une troisième partie, concentrée sur le retour de guerre de Roméo et narré par son épouse Céline. Il cache des conscrits et son métier de journaliste se dessine. La maison d'éditions a eu ce texte entre les mains mais n'a jamais voulu l'ajouter au livre d'origine. Demeuré dans mon ordinateur.


    Il y a un roman parallèle concentré sur Gros Nez. Toujours dans mon ordinateur.

    2
    Dididit Profil de Dididit
    Mercredi 22 Février 2012 à 06:02

    Je saurai quoi choisir à ma prochaine visite à la bibliothèque, quand mes lectures en attentes s'amenuiseront. Je suis honoré d'avoir la visite de l'auteur. Lol. Il en a généré des pages le Roméo.

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