• Les jumelles à l'âge d'or

    Un livre qui se fait de plus en plus rare et qui raconte bien certaines péripéties des pionniers de Rouyn-Noranda.

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    Les jumelles à l’âge d’or

    Annette Lacasse Gauthier, autoédition commanditée, 1985.

     

    Après « J’ai vu naître et grandir ces jumelles » paru en 1967, l’auteure publie en 1985 un recueil d’anecdotes historiques. Le premier volume racontait la petite histoire de Rouyn-Noranda en se basant sur des entrevues réalisées avec Mgr Albert Pelletier, premier curé de Rouyn. Ce deuxième livre réunit des récits de pionniers, glanés parmi le monde « ordinaire ». Particularité non négligeable, on y retrouve plusieurs points de vue de femmes.

    L’agencement des témoignages est particulier du fait qu’il est présenté en rapport avec les métiers des gens. Ainsi le volume commence par « le prospecteur », puis par « le foreur à diamant », « l’épouse du foreur… », « le mineur ». Comme dans la vraie vie : on explore, on creuse, on déplace des gens et on mine. « la cuisinière de chantiers » quant à elle raconte entre autres les habitudes des « sauceux ». Du jamais entendu en ce qui me concerne. Impressionnant son récit de beurre en blocs de 56 livres et son histoire de toasts beurrées au pinceau. Le croiriez-vous… elle raconte avoir tenu un stopping place au halfway pour la CIP. Dialecte de conquérant.

    Comme la fondation des villes de Rouyn et de Noranda est relativement récente, il y a des récits de pionniers qui étaient sur place avant la fondation des villes proprement dites.

    Ainsi on apprend le rôle de la police des petits crimes qui avait été instaurée avant la nomination des conseils municipaux. On est témoin de l’arrivée au quai du premier curé de la ville, Mgr Albert Pelletier. Un peu plus tard, on se fait raconter dans le menu détail la journée d’un mineur de fond. L’étrange métier de Pélissier le faiseu’d’glace.

    Irène Dumulon décrit l’importance des voies navigables dans les premières années des villes. Elle raconte l’utilisation de la retirance, la bâtisse que son père avait construite pour permettre aux navigateurs de se retirer pour prendre du repos, une fois arrivée à destination.

    Touchant témoignage que celui de madame Fradette qui raconte la naissance de son premier bébé, également le premier pour Rouyn en 1926. Désolant l’enterrement dans un boisé anonyme quelques semaines plus tard.

    Il y a aussi l’infimière, l’institutrice, le vendeu’de produits Rawleigh etc. Un collage d’anecdotes toutes plus pittoresques les unes que les autres. Des textes à peine retouchés, souvent empreints de la candeur qu’on retrouve chez les gens de cœur. On y reconnaît des noms devenus des appellations pour des institutions, des rues; des noms entendus au hasard des conversations qu’on peut associer à des rôles : Thibault, Pélissier, Dallaire, De la Chevrotière, Dumulon etc.

    Un petit trésor, édité il y a plus de 25 ans, plusieurs des pionniers qui se racontent nous ont maintenant quittés.

    Une lecture originale qui sort des lieux communs. Un beau moment d’évasion, qui fait du bien.

     


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