• Motards Électoraux

    Le sujet est sérieux mais le coup d'oeil moqueur.

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    MOTARDS ÉLECTORAUX

     

    On est en campagne électorale, pas possible d'éviter le sujet si on est exposé un tant soit peu aux émissions télévisées, aux journaux ou aux médias sociaux. Les chefs se font aller, se multiplient; multiplient encore plus les annonces de cadeaux-solutions qu'ils viennent de mettre au point. Ouen, on dirait souvent qu'ils viennent tout-juste d'y penser. Pourtant, dans certains cas, on ne compte plus les mandats qu'ils ont faits. Je ne dis pas… les mandats qu'ils ont complétés parce que plusieurs mandats ne se sont pas rendus à terme : stratégie de réélection oblige. Je suis tenté de dire « fu*k it » si ne pas terminer les mandats engendre des coûts supplémentaires importants.

    Ce midi on parlait politique à la télévision. On parlait des chefs évidemment et des finances publiques… ben oui. Cent et quelque milliards, la dette du Québec. Plus de trente mille dollars par habitant. J'aimerais bien qu'on m'en débarrasse d'une tranche pour la part qui me revient. Me semble qu'il est temps qu'on commence à compter les crayons fournis aux fonctionnaires. Pas les effaces, ça se trompe pas assez souvent ce monde-là.

    Trop micro-comptable la notion hein? Je vous l'accorde. Ben la rationalisation des locaux et des équipements alors. On pourrait même y joindre une révision des descriptions de tâches pour être sûr que chacun rapporte son quota pour aider à réduire la dette publique. Bon, je comprends que c'est pas avec des mesures comme ça qu'on gagne le plus de vote. Le parti au pouvoir n'en parle donc pas, il se concentre sur les milliards que ses gestes vont générer, c'est moins près des gens et plus positif. Plutôt que de dire on fait… on préfère le on va faire… demain, tantôt, dans un futur mandat.

    Il y a bien la CAQ qui en parle un peu mais pour eux tout est au futur de toutes façons. Ils ont à peine coupé le cordon avec les anciens partis d'où ils originent.

    Bon si on ne peut pas vraiment parler de crayons, de tâches, de locaux quels sont les gestes simples et convaincants qui pourraient appuyer maintenant, le message qui lui ne sera évidemment pas appliqué avant demain.

    La dette publique du Québec à 93% du Produit Intérieur Brut, ça ne donne pas un bon classement au Québec, toutes catégories confondues.

    Moi, cette fois en confondant les partis… pris et politiques, j'aurais aimé constater immédiatement de petites preuves du sérieux des chefs sur ce sujet déterminant même si on en parle peu.

    Je vous partage quelques petites remarques qui me font dire que la politique c'est guère mieux que du Perlimpinpin à tout crin.

    Avez-vous remarqué que le parti au pouvoir a déclenché des élections à un moment qui lui convenait à lui… et à lui seul. Son mandat était de 4 ans, il en aura fait à peu près trois. Pourtant ça coûte une petite fortune des élections. Ai-je bien entendu quand on a dit environ 80 millions?

    Un instant… je fais la pause et je carcule… bon… des millions hein? Et 80 pour les quatre années à suivre hein? Ben oui, ça fait bien 20 millions pour chaque année du mandat. À mon avis, il y a un 20 millions qu'on paye pour rien si le mandat est amputé d'un an, non?

    En plus, moi comme tributaire d'une portion de la dette publique, je vois ça comme une dépense inévitable qui aurait pu être retardée pour sauver un an d'intérêts. Voyons voir : 80 millions à 3%, pour un an, ça fait… ça fait… ben oui, 2,4$ millions. Pas mal me semble comme preuve de bonne gestion prudente et responsable. Là on ne parle plus de compter les crayons, pourtant, personne n'aborde le sujet. Personne ou presque.

    Ce déclenchement d'élections hâtif en cours de mandat, c'est comme si je m'abonne au câble pour un an et qu'on me donne du service pendant huit mois mais qu'on me demande douze paiements. Ça ne me tenterait pas de payer cette facture là. Je ruerais dans les brancards un peu.

    Peut-être que je fais encore trop dans le simple, pourtant ça m'agace de réaliser que quelqu'un d'autre m'alourdit le dos d'une part de dette en me démontrant qu'il gère mal tout en me demandant de voter pour lui. Ben oui, j'appelle ça de la mauvaise gestion de ne pas utiliser toutes les échéances à notre disposition.

    Peut-être ça fé simple aux yeux de certains cette approche, mais restons dans les détails simples et révélateurs pour étoffer.

    Quand le chef du parti libéral a annoncé le lancement de la campagne électorale, il l'a fait devant son autobus de campagne avec tous ses candidats à l'arrière-plan. Ça faisait du monde pas juste un peu. Ministres, simples députés, aspirants… tout le monde y était. La masse salariale des élus du parti libéral, ça va chercher combien en terme de salaire horaire vous pensez?

    … Moi non plus je sais pas.

    Mais une chose est sûre, c'est pas mal plus cher que le salaire minimum. Ben, ils étaient tous là, en arrière, à rien faire, à rien dire. Les français des vieux pays diraient qu'ils ne branlaient rien. Ils écoutaient le chef! Je suis tenté de dire le cheuf! Comme pendant les années obscures de Duplessis.

    Je sais, je sais… ça démontre de la solidarité d'avoir tout le groupe. Mais solidaire de quoi? Solidaire dans le gaspillage des deniers publics? J'espère que non. Une demi-journée de salaire gaspillée pour les députés d'une chambre majoritaire, me semble qu'on aurait pu sauver encore pas mal d'intérêts sur ma part de la dette encore là.

    Et puis quoi, il n'a pas le courage de faire face seul le PM? Peut-être. Parce que depuis les quinze jours que dure la campagne, j'ai remarqué qu'il ne se présente jamais seul devant la caméra. Il a toujours une bonne poignée d'hommes et de femmes derrière lui à opiner à tout ce qu'il dit le cheuf! Tellement que moi je pense à mes sous qui s'envolent et ça me distrait du message.

    Toujours tous partis confondus hein! Maintenant, je porte mon attention à la mimique de ceux qui font tapisserie à l'arrière. Encore un peu et ça baverait pour montrer à quel point ils sont d'accord. Une belle démonstration de force brute. WOW! Comme les motards. Rarement seuls. La plupart du temps en gang serrée. Ça fesse plusse.

    Je me doute bien que ça fait partie d'une stratégie globale de se présenter avec ses anges gardiens presque tout le temps. Mais pendant que les élus ne font rien, qu'être témoin du cheuf, ils coûtent et la dette qui m'est impartie augmente sans raison elle, juste du fait de leur salaire payé pas gagné.

    Pi Loblaw qui fait des chips au Hot Dog a's't'heure… je l'ai vu au marché cet après-midi. C'est de l'inédit. Je le sais, des chips, j'en vendais.

    C'est ce que j'vas manger en regardant le débat des cheufs à la télévision pour souligner que moi, j'veux du changement.

    Mais bon… pensez-vous qu'un sac de chips peut être assez subversif pour occasionner un changement de gouvernement? Les ti-piments artificiels ont besoin d'être fort en pas-pour-rire!


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  • Commentaires

    1
    miss popcorn
    Lundi 13 Août 2012 à 16:06

    Tu sais quoi ?...je vote pour toi.

    Mais j'aime pas les chips au hot dog....

     

    Miss Popcorn x

    2
    Dididit Profil de Dididit
    Lundi 13 Août 2012 à 16:26

    Oh! Si tu veux voter pour moi il va falloir que je me trouve un party... (c'est de l'anglais... ça donne un sens plus joyeux je trouve). Je te raconterai pour le goût des chips. Me semble on doit feeler bizz après un sac ou deux. Re-bis

    3
    Vendredi 8 Août 2014 à 12:15

    je ferais bien le calcul de la dette qui a augmenté pendant que je lisais ton texte mais ...j'ai pas mesurer le temps que cela m'a pris...any way ...c'est pas grave...pour une fois , que cela aura valu le coût ..

     

    http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise

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