• Rapide-Danseur

    Un recit de vie très ordinaire, presque banal, raconté de façon extraordinaire. Une région nordique parfois ingrate avec une histoire discrète, simple comme beaucoup des gens chaleureux qui y vivent.

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    Rapide-Danseur, Louise Desjardins, Boréal, 2012 

     

    Faut le faire. Je termine la lecture de ce livre un samedi matin neigeux de décembre. Le soir j'ai un souper au Café des Rumeurs à Gallichan… le village voisin de Rapide-Danseur.

    Le pont prend vraiment toute la place, l'église en pierre prend aussi toute la place. Le reste, si ça se peut, est occupé par une petite île merveilleuse ornant la rivière. Village désert en journée de tempête mais cadre magnifique.

    Beau roman. Très intérieur. Des problèmes de famille exacerbés par un départ puis par un décès. Un peu réglés par une union.

    Un voyage au cœur d'une histoire toute simple mais lourde. C'est raconté avec une technique à toute épreuve, originale.

    Des dialogues à l'intérieur même des paragraphes. Du présent au début de chaque chapitre puis, après les premières lignes de chapitres, des flashbacks.

    Et ça roule intensément mais tout clair comme le rapide lui-même. Le rapide qui danse.

    On a l'impression par endroits de ressasser la même idée encore et encore. Obsession. Puis, l'ajout d'un nouvel élément repart le tourbillon.

    On se reconnaît par endroits. On reconnaît une amie ou deux dans la peau de l'héroïne. On embarque dans l'histoire de quelqu'un d'autre. Un peu en voyeur.

    Aussi on voyage le nord du Québec. Rouyn, Taschereau, Amos, Chisasibi, Val-Paradis, Rapide-Danseur. J'en reviens tout juste du village aux eaux tumultueuses. J'y retournerai parce que c'est un coin orné d'une beauté particulière. Un coin oublié. Probablement que quelqu'un de la grande ville, qui fait plus… béton et monoxyde, dirait que c'est un coin reculé. Chacun voit avec les yeux qu'il a.

    L'esprit apaisant de-voyages-dans-le-sud de Magdelaine y flottait encore à mon passage.

    Ah oui, j'oubliais, la fin. Ben, elle a une particularité la fin, en ce sens qu'elle n'est pas vraiment au rendez-vous. Une histoire qui se nourrit sans cesse de sa propre énergie je suppose. La fin trouvera peut-être sa place quand le rapide se tarira.

    Excellente lecture.


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 25 Janvier 2013 à 14:11

    Tu l'as aimé, toi aussi, hein?  Louise aimerait tellement lire ce que tu écris là...


    Pour moi qui avait perdu le plaisir de lire et la concentration nécessaire pour le faire, j'ai fait exception pour Rapide Danseur en courant l'acheter, parce que c'était Louise Desjardins et que je l'aime, cette fille-là. Je l'ai dévoré son dernier  roman, il m'a bouleversée autant qu'il m'a rassurée quelque part. Je m'y suis reconnue dans son Angèle comme je m'y étais reconnue aussi dans La Love. Certains livres sont des thérapies!


    Tu m'avais prêté La mémoire du funanbule en me disant qu'il fallait absolument que je lise ça. Et j'y arriverai très bientôt. Quand tu parles, ça compte et je t'écoute. Des fois, ça me prend du temps par exemple!


    Tu as écrit du nouveau ici, c'est ce que je crois comprendre. Je reviendrai. J'aime tellement te lire. Sais-tu quoi? Malgré mon tourbillon de vie actuel, et grâce à ma nouvelle libération du travail, le goût de lire et la concentration nécessaire pour le faire, c'est en train de me revenir!

    2
    Dididit Profil de Dididit
    Vendredi 25 Janvier 2013 à 16:25

    Oh! visite. Ben oui. En plus j'ai des problèmes pour publier ici depuis 1 mois. Je voulais transférer sur WordPress mais le défi technique d'ouverture assomme. Tékà! Eh... ça sentait l'odeur de grand coeur sur ton blog dernièrement. Comme une épithaphe immobilière (genre) (si ça se trouve) (ben... comme si là, j'veux dire). Non, je déforme là. Comme des traces de pneus de 4X4 sur le sol du terrain de la vie. Ouen, c'était plus comme ça. Belle journée. Je connais pas Louise mais j'aime bien les livres qui ne font pas mièvre. Le sien est courageux dans le fond.

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