• Télébi

    Version revue et corrigée pour présentation au Prix littéraire A-T

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    TÉLÉBI

     

    Roméo referme la ligne, enragé. Pour la troisième fois son appareil lui refuse l'accès à sa boîte vocale. Il fulmine alors qu'il compose le numéro du service à la clientèle.

    • … 9 et finalement 3.
    • Bienvenue au service à la clientèle de Télébi.

    Le timbre de voix terne, faussement calme, augmente la fureur qui l'habitait déjà avant de composer.

    • Pour rejoindre un technicien faites le 2. Si vous appelez pour un problème de boîte vocale, appuyez sur le 5…
    • 6.
    • Désolé, cette commande n'est pas valide. Au revoir.

    Reprise du processus à partir du début.

    Trois bonnes minutes et une dizaine de renvois par choix numériques multiples, sont nécessaires avant d'entendre à nouveau la voix triste de timbre, exempte d'émotion, formuler avec un calme insolent, une phrase digne de ce nom. Une phrase creuse, vide.

    • Tous nos conseillers sont occupés, veuillez demeurer en ligne pour…

    Déjà il n'écoute plus mais, nécessité oblige, il se résigne temporairement à l'attente. L'entreprise met à profit ces minutes pour racoler en phrases guimauves. L'éventail complet des services de Télébi y passe.

    Depuis au moins une semaine, il n'a accès à son centre de messagerie, que difficilement. Ce soir, il est bien décidé à régler la situation une fois pour toutes. Il paie pour ce service, c'est inclus dans son forfait mensuel. Il y a droit et on va le reconnaître. Pourtant, Roméo a réalisé depuis longtemps que personne ne l'appelle plus. Enfin, presque personne. Son père parfois, ou une lointaine amie, mais très rarement.

    Ce questionnement meuble son temps d'attente.

    • Ça remonte à quand ce grand vide?

    Il se pose la question mais ne désire pas vraiment répondre : il sait qu'il a en lui les éléments pour élucider le problème.

    Le séisme, le tsunami, la déflagration à la rupture de sa dernière relation amoureuse l'a isolé. Vide total à l'épicentre.

    Très peu de gens l'appellent pour prendre de ses nouvelles. Exception faite des promotions de campagnes d'abonnement à des périodiques et autres trucs du même genre, évidemment. Il a préféré s'isoler et a très bien réussi. Il s'en fournit la preuve navrante plus souvent qu'à son tour : exutoire à son malheur, ex-voto des temps modernes.

    Après souper, à tous les soirs, dans la maison remplie de vide, bien assis au salon, il appelle :

    Il s'appelle!

    En début de soirée, son vertige est toujours plus grand. Les murs de la pièce l'agressent avec plus de mordant.

    Alors, il réagit; il se prouve la vie. Il compose son propre numéro.

    Il s'appelle pour vaincre le mutisme de l'appareil qui refuse de fendre le silence accablant. Il se téléphone, pour faire comme si : pour se faire rêver.

    Évidemment, sa ligne est toujours engagée. L'appel sollicite directement la messagerie vocale. L'enregistrement met en branle la douce voix de son ex-amie de cœur. Elle parle d'eux en utilisant un généreux nous, inclusif.

    • Vous avez rejoint notre boîte vocale. Nous ne sommes pas disponibles pour l'instant. Faites-nous la gratitude d'un message, Roméo et sa Juliette seront heureux d'entrer en contact avec vous sans délai… Biip!

    Il n'a jamais pu se résoudre à effacer le dernier message d'accueil qu'elle avait enregistré, du temps de leur vie commune.

    Rien à faire, la voix de cette fille le pénètre, le touche. Immanquablement, l'exercice apaise momentanément sa détresse.

    Il raccroche après le bip. Dans le silence des heures suivantes, il voudrait se faire bercer. Ça n'arrive jamais. Quand il réalise la futilité de son geste, il aimerait pleurer. Toujours, il est sans larmes.

    Peu à peu, avec l'accumulation des jours, après le départ de son amie, il en est venu à sacraliser ce dernier vestige de relation. À l'élever au rang de relique.

    Quelques fois la soirée, tous les soirs de la semaine, il recommence son manège. Et ça se multiplie, soir après soir à mesure que sa désolation enfle en lui.

    Entendre encore parler de Roméo et sa Juliette, lui permet de garder intact un germe d'espoir. Un trésor tout menu : son minuscule trésor à lui. Il en a besoin pour continuer à avancer malgré l'absence. C'est devenu viscéral, ce mirage lui est essentiel pour ne pas perdre le cap.

    • Et si elle revenait!

    Pensée, aussi folle que lucide, rapidement chassée.

    Voilà que Télébi veut lui ravir le seul témoignage d'amour qui subsiste dans son entourage.

    Il va attendre le temps qu'il faudra, il finira bien par parler avec quelqu'un. Il a tout son temps. Personne dans la maison pour taper du pied en attendant qu'il libère la ligne. Il n'attend pas plus d'appel ce soir que tous les soirs précédents.

    • Il y a bien quelqu'un qui va finir par se réveiller à l'autre bout…
    • Bonsoir, d'jé m'appellé Naabish, comment pouis-je vou' aidé?
    • Naabish Furiarki.
    • Il était temps! Laissez-moi vous dire que je n'apprécie pas les longues attentes que vous imposez à vos clients.
    • D'j'en prends noté mossie', d'jé vé transmettré vos commentairés à mon soupérior'.

    Quelques phrases plus tard, la dame est instruite du problème répétitif d'accès à la centrale du service de messagerie. Elle fait preuve d'un niveau d'empathie comparable à celui d'une calculatrice scientifique en opération. Naabish démontre quand même un niveau de compétence que Roméo sent indéniable. Elle réussit, tant bien que mal, à cerner le problème. Quelques tests vont être nécessaires pour s'assurer de la pertinence des correctifs envisagés.

    • D'j'é vois, mmm, d'j'é ma pétité idée sour les causés. D'j'é vé dévoir mettré votre appelé en attenté. Né quitté pas s'il-vous-plé.

    Les grognements qui suivent la rapide mais temporaire coupure de la communication s'abiment contre le navrant message de promotion de Télébi qui a repris ses rondes aveugles et sourdes, dans l'attente du retour de la représentante.

    • Non mais, qu'est-ce que c'est que cet accent? On ne comprend pas ce qu'elle dit, cette fille. On devine à peine. Si on est chanceux… on devine. Mmm, seulement si la chance nous sourit. Je vais devoir prendre des notes, moi. La chance, ça n'est pas mon rayon.

    Il s'empare d'un bloc-notes, d'un crayon et écrit le nom de la dame.

    • Mossie', merci dé votré attenté.
    • ! (comme si j'avais le choix).
    • Alors voilà, d'j'é accédé à votré boîté et tout mé semblé normalé. Cépendant… Zutté! D'j'é viens dé tout perdré.
    • Je vous l'avais bien dit.
    • Permetté-moi dé réessayé, ouitté, ouitté, tré, ouné, sissé.

    Machinalement le crayon de Roméo couche sur papier les chiffres qu'il devine entendre.

    • C'est quoi ces chiffres?
    • Oh, d'j'é souis désolée. C'est pas pour vous. N'en téné pas compté s'il-vous-plé. D'j'é pensé tout haut.
    • Mmm.
    • Alors voilà dé nouveau. D'j'é fé des modificationes dans votré boîté. Ça dévré allé mét'nant. Vous faités comme d'habitoudé pour quelqué d'jours et vous mé rappélé pour mé diré.
    • Ah oui! Plus de problèmes alors? J'ai noté votre nom madame. C'est vous personnellement que je vais rappeler, vous savez?
    • D'j'é séré heureusé dé ça. Merci dé fairé confiancé à Télébi.

    Roméo referme calmement la ligne, perplexe. Il ne sait que penser. Drôle de pistolet cette petite. Il baisse les yeux vers le bout de papier, sur la table… Naabish. La note se complète par les chiffres inutiles qu'il a notés.

    Tous les soirs de la semaine suivante ont bien résonné :

    • … Roméo et sa Juliette seront heureux…

    Tout marche à merveille, appel après appel. Roméo a maintenant accès à l'autel de son amour perdu. Sans ratés.

    Elle a réellement réussi son coup.

    Il décide de la rappeler comme entendu, pour confirmer l'efficacité des correctifs.

    • …9, 3 et la série de choix numériques incontournables.
    • Tous nos conseillers sont occupés. Pour conserver votre priorité d'appel, veuillez demeurer en ligne.

    Le temps d'attente s'étirant, le regard de Roméo s'attarde sur les chiffres notés. Sans vraiment réfléchir, il les compose à la suite, juste pour voir, se dit-il.

    Il frémit un peu quand il réalise qu'il vient d'entrer dans une autre série d'options du système téléphonique de Télébi. La voix est moins suave, plus directe.

    • Vous êtes dans la section réservée aux techniciens du réseau, dans la sous-section boîtes vocales. Entrez le numéro de l'abonné.
    • Eh ben! Qu'est-ce que je fais maintenant?

    Il raccroche sans demander son reste. Naabish en serait quitte pour conclure elle-même de la justesse de sa récente intervention.

    • Se pourrait-il qu'elle m'ait livré par mégarde, le code d'accès au système centralisé de boîtes vocales? Le code pour accéder à tous les abonnés? WOW!

    Son esprit refuse d'y croire. Il décroche l'appareil à nouveau. Au moment propice, il entre le code et obtient le même résultat. Il complète la dernière demande en entrant son propre numéro.

    • … Roméo et sa Juliette seront heureux… Ça marche. Et la voix continue :
    • Cet abonné n'a aucun message de stocké. Faites le 18 suivi du numéro complet pour consulter le contenu d'une autre boîte vocale.
    • Comme si je ne savais pas que la mienne était vide. Et chez mon père? 18 et 819 76mmm – mmm, mmm, 6 et 4. Il reconnaît la voix du paternel avant les instructions de la compagnie :
    • Cet abonné a deux messages stockés. Faites le 5 pour y avoir accès.
    • 5…

    Il écoute en silence. Il n'en revient pas. Il a vraiment le code d'accès. Il retourne à son message à lui, avant de quitter.

    • …Roméo et sa Juliette seront heureux…

    Il soupire. Peut-il seulement qualifier l'émotion qui prend place en lui quand l'appareil lui verse ces mots à l'oreille? Il y retrouve le filet d'espoir qui l'a toujours rejoint lors de ses appels de soirée. Le même, mais orné d'une couleur nouvelle qu'il ne saurait définir.

    D'heures longues en soirées interminables, Roméo reprend son manège. Il force son téléphone à s'adresser à lui aussi souvent qu'il le faut.

    • … Roméo et sa Juliette seront heureux…

    Cet exercice quotidien lui forge une réalité accommodante et arase les trop vives arêtes du passé.

    Depuis sa conversation avec Naabish, le rituel a changé. Comme avant, il s'appelle afin que la voix intemporelle de son ex-amoureuse, arrose la plante d'espoir qu'il cultive dans son cœur. Rien d'assez significatif pour en vivre, mais juste ce qu'il faut d'intensité pour ne pas qu'elle se fane complètement.

    • … Roméo et sa Juliette seront heureux…

    Il se rassure avec les seuls mots qu'il juge bon de retenir. Mais maintenant, au lieu de raccrocher immédiatement, il retarde le navrant retour vers son monde dévasté. Il s'est choisi une autre errance qui retarde un peu plus la dure réalité. Il revisite systématiquement la section technique de Télébi, juste pour voir comment ça se passe chez les autres.

    Au début, il a choisi d'écouter les messages stockés dans les boîtes vocales de gens qu'il connaissait. Mais ça le rendait encore plus malheureux. Non pas à cause des informations entendues, mais plutôt à cause du rôle qu'il se voyait jouer. Dans les temps lointains, c'était la standardiste qui écoutait en douce les conversations des gens. Il suffisait d'un tempérament un rien vipérin pour que quelques gouttes de venin distillé, n'empoisonnent les réputations.

    Il ne se reconnaissait pas dans ce jeu. Il ne voulait pas de ce rôle.

    Il a continué son manège, mais s'est rapidement posé le défi de ne s'intéresser qu'à des numéros choisis au hasard : des numéros de personnes qu'il ne peut identifier. Parfois, il choisissait des coordonnées ne contenant que certaines séries de chiffres. Peu importe l'ordre. La séquence changeait à chaque fois. Jamais deux fois le même numéro. De cette façon, l'aventure anonyme ouvrait plein de portes dans sa tête. Sans censure, sans retenue aucune. L'imagination faisait le reste. Il avait les aptitudes pour se fabriquer lui-même son propre cinéma. Les longues heures passées seul chez-lui, avaient fertilisé le terreau.

    Il reluquait les messages d'accueil et ceux laissés par les appelants. Considérant les mots, le ton de la voix, il essayait de s'imaginer la vie de ces inconnus, de cerner leurs traits. C'était devenu son roman feuilleton quotidien. Une histoire sans titre : sans fin. Que des appels brefs, à l'aveugle, effectués à des inconnus.

    Et puis, il y a eu LA fois!

    La fameuse fois où il a décidé de raffiner son approche. Ce soir-là, il a été séduit par l'idée d'appeler un numéro calqué sur le discours d'un croupier à une table de jeux.

    • Pair, noir et gagne… rouge, impair et passe.
    • Ce soir ça sera pair, impair et bis.

    Un chiffre pair, n'importe lequel. Un chiffre impair, pas plus choisi. Après, il reste à répéter encore les deux mêmes chiffres à la suite. Le code régional et l'indicatif quant à eux, demeurent toujours invariables. Ça doit être quelqu'un de la localité, mais la sélection doit être le fruit du hasard, comme à une table de jeu.

    Le message d'accueil est féminin. Plutôt jeune. Ambigu de ton.

    • Vous avez rejoint la boîte vocale de Renatte. J'apprécie vos messages.

    Rien d'autre. Court et sec mais en même temps, chaleureux de mouvance.

    • Ton direct, voix molle, se dit Roméo, avant de faire le dernier code technique permettant d'entendre les messages laissés.
    • Renatte, rappelle-moi, veux-tu? Arrête de m'ignorer. Tu ne peux pas me faire ça. Biiip.

    Et puis…

    • Ça fait plusieurs messages maintenant. Je ne t'appellerai plus si tu me le demande clairement, mais j'aimerais te voir juste une fois. J'ai des choses à t'expliquer.

    Roméo raccroche. Il se trouve chanceux de réaliser que, contrairement à ce qu'il pensait, toutes les peines du monde ne sont pas suspendues à son dos. Il a tendance à s'appesantir facilement sur son sort.

    • Eh ben!

    Le lendemain soir, il ne s'injecte qu'une seule fois l'éternel message d'espoir de sa Juliette avant de se demander si l'inconnu de la veille a obtenu son rendez-vous. Il enfreint les règles d'unicité d'appel qu'il s'est donné et rappelle chez Télébi. Le numéro à chiffres jumeaux de Renatte était facile à retenir. Il le compose sans hésitation.

    • J'ai bien reçu ton message Renatte. Je t'en remercie. Ce soir 20 heures au Petit café de la Grande place. Je t'attendrai.

    Roméo regarde l'horloge : dix-neuf heures. Le Petit café, ça fait vingt minutes, à pieds. S'il part tout de suite, il arrivera avant eux. L'endroit est toujours bondé. Il se demande s'il pourrait arriver à identifier Renatte et son amoureux éconduit.

    Sous l'effet du défi, son cœur palpite.

    Il s'est déjà fabriqué sa toute personnelle version de la fille. Cinq pieds huit pouces environ, brunette, farouche, arborant sa mi-trentaine avec orgueil. Sanguine de joues. Le teint coloré des femmes de passion et d'action. Dans la représentation qu'il s'est fait d'elle, il n'est pas arrivé à lui faire endosser de grands yeux d'évasion. Ils sont restés obstinément petits, bleus et froids. Quand même, l'ensemble de son visage se pose définitivement en itinéraire de voyage.

    • Regard de ciel, teint d'enfer; décidément cette fille est affublée d'une bien étrange allure, se murmure-t-il à lui-même.

    L'idée que le portrait qu'il se fait de Renatte soit erroné, ne l'effleure pas un seul instant.

    Du même geste, il attrape sa veste et son portable. La petite promenade sera agréable par ce temps invitant.

     

    Devant un café fumant, il promène son regard sur les gens installés dans le bistrot. Il n'arrive pas à choisir, entre les huit hommes attablés seuls.

    Lequel attend Renatte?

    Est-il seulement présent?

    Peut-être, mais pas elle. On arrive rarement à l'avance à ce genre de rendez-vous. Il reste encore une bonne quinzaine de minutes d'attente.

    Un autre dix minutes passe. Quelques couples se sont formés. Leurs conversations semblent banales, cordiales. Il se donne le droit d'affirmer que les filles qui pérorent ne ressemblent pas à Renatte.

    À la fin, il ne reste que deux candidats potentiels et rien ne semble vouloir bouger.

    Et si elle ne se présentait pas?

    Mais à vingt heures cinq, quand Renatte franchit la porte et se dirige vers une table, il la reconnaît formellement. Il ne s'est pas trompé de beaucoup sur elle, si ce n'est pour son visage. Plus dégagé. Rieur, même sans sourire. Avenant. Son maxillaire affiche sa détermination avec plus d'emphase que ce qu'il avait anticipé. Elle semble préoccupée.

    Afin d'apaiser un dernier soupçon, il attend que Renatte prenne place à la table puis, il compose discrètement son numéro. Lorsqu'il la voit farfouiller à la recherche de son appareil, il referme la ligne : c'est bien elle!

    Le ton de la conversation du couple s'envenime dès le début. Roméo devine que la rencontre sera brève et la rupture probablement définitive, même s'il est trop loin pour entendre les propos.

    Il règle son addition sans attendre la conclusion de l'histoire. Il regagne son logis lentement, la tête à l'air frais.

    Renatte! Pas courant comme nom… vraiment pas.

    La tête ailleurs, il déverrouille machinalement la porte de son appartement.

    Couché tôt, dormi tard.

    Le lendemain, il se donne congé de bureau. De très bonne heure, il appelle au Petit café pour réserver une table :

    • … oui, c'est ça. Pour midi, oui. Tous les jours cette semaine. Toujours la même s'il-vous-plaît. Une personne, c'est exact.

    Ensuite, il s'appelle comme il le fait systématiquement depuis des mois. Il compose son numéro sans s'apercevoir qu'il est très en avance sur son horaire habituel.

    • … Roméo et sa Juliette seront heureux…

    À la fin du message sa gorge se crispe. Lentement, d'un geste gauche, il compose son code personnel d'administrateur avant d'entendre l'invite :

    • Pour modifier votre message de bienvenue appuyez sur le 9…
    • 9, après la marque, dictez votre message : « Vous avez rejoint un centre de messagerie. Roméo est heureux de vous inviter à lui laisser un mot au son du trait. »

    Il vérifie une dernière fois la nouvelle adresse qu'il vient d'enregistrer et savoure le début de griserie que lui apporte un extrait de ses propres paroles :

    • … Roméo est heureux…

    Il n'en croit pas ses oreilles.

     

      


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