• The englishmen

    L'inacceptable

    Avez-vous entendu la dernière? Deux hauts dirigeants de la Caisse de Dépôts sont unilingues anglais et semblent imposer leur vues. Leurs réunions, avec le personnel français, se tiennent en anglais. Ouhhh!

    The boss way is God way

    Presque impossible ça après deux référendums.  Surtout, trente-cinq ans après la première élection du parti Québécois. Re-surtout après les lois votées au cours du dernier quart de siècle visant la protection du français.

    On croirait réentendre le: "What does Quebec want" des années quatre vingt. Ou encore, de la même époque, ce commentaire western: "(We've got oil)... let freeze those bastards from the east".

    Vous me direz que je m'énerve le poil avec pas grand'chose. Peut-être.

    Quand même quand tu es cadre supérieur d'une création québécoise visant à affirmer l'autonomie financière du Québec français ET que tu vis à Montréal depuis plus de dix ans, on s'attend à ce que tu speak white (pour reprendre un vieux terme disgracieux). Eh les autres dirigeants de la Caisse! Vous êtes cachés où? Derrière vos vieux comptes de dépenses empilés? Y faut tu dormir pour attirer les bons rendements? Je pense pas moi.

    Je ne suis pas dupe, l'anglais est la langue du business, ça va pour moi. On vit en Amérique du nord. Mais à l'interne les boys! Les gens qui (manifestement) ne veulent pas reconnaître le fait français mais qui en vivent et grassement, je vous dis: "... get the fu*k out of here, you stink".

    Ok, je me calme. Il y a d'autres créations tièdes je sais. L'Office de la langue française par exemple qui initie ces jours-ci une grande campagne de publicité d'un demi million. De toute évidence quand on regarde le visage affiché de Montréal, probablement la plus grande ville française d'Amérique du nord, on doit se rendre à l'évidence. Il y a des lois qui ne sont pas respectées. L'unilinguisme anglais des affiches (pourtant hors la loi) n'est pas timide. Parce que de nos jours on parle de lois. Les mécanismes qui devraient entrer en jeu et sévir jouent à la souris la plus petite possible. A-t-on peur de déplaire?

    Comprenez bien les termes de l'Office. "campagne de sensibilisation... politique d'accompagnement des contrevenants... subventions offertes aux contrevenants pour les coûts de francisation. En entendant ces termes, j'ai un mouvement vers le haut dans tout l'intérieur du corps. On se croirait chez Eaton's (vous avez vu le s?) au début des années cinquante. Serait-ce une envie d'éructer qui me prend? Non, non finalement, c'est une vieille expression québécoise à consonnance universelle exprimant maladroitement le trop-plein... J'ai envie de lâcher un "TABARNAK KOSSÉ ÇA". Un grand plat de soupe au mou? Un zoo de caoutchouc? Une cage ronde à couleuvres?

    Mais aussi, je nous blâme nous les petits besogneux occupés à porter l'eau de la minorité. Ça ne serait pas le temps de pisser dans les barils pour frapper l'imaginaire? Pourquoi on laisse notre fric à ceux qui nous nient? Pourquoi ne pas monter sur le comptoir d'Air Canada quand on nous rebiffe tout-sourire-maquillé? Pourquoi on ne pétitionne pas plus? Sait pas. Moi, en cas d'extrême esprit obtu, j'en ai fait suer quelques uns même si je suis bilingue. Je m'en suis toujours senti mieux après. 

    Pour l'instant, ça va mieux un peu déjà.

    Des fautes grossières dans un manuel d'instructions ça me purge. Quand je vois des affiches de "Garage Sale" je crie "Ça se lave un garage" et je passe tout droit.

    Mais ça ne donne pas grand'chose, je savais ça avant de commencer à écrire. Tout de même ça réveille la petite bête malicieuse qui dort au fonds du bonhomme. C'est ma façon de contribuer.  

     


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  • Commentaires

    1
    malinamie Profil de malinamie
    Mercredi 16 Novembre 2011 à 16:44

     I don't speak english very well but I am very fru moétou...


    Nous sommes  trop souvent encore des colonisés, des peureux qui ont encore trop peur d'affirmer leur différence, leurs couleurs. Dernièrement on votait pour des représentants unilingues (pour plusieurs) juste parce qu'on était écoeurés de ce qu'on avait élu précédemment...


     Nous laissons faire.....sauf qu'assis autour d'une bière (ou d'un café) on change le monde....Quand tu t'en vas du resto les bonnes intentions auront été vidés à la salle de bain. Nous permettons les signes distinctifs (habillement) chez des élèves à l'école histoire de "d'accommodements raisonnables" mais on se fait regarder de travers pour les signes distinctifs de NOTRE histoire religieuse québécoise. Mais c'est un autre débat... Et on met des rideaux dans les fenêtres des WMCA pour préserver le "regard" de certaines communautés juives au lieu de leur dire de changer de rue si cela ne leurs convient pas, qu'on est au Québec ICI et que c'est de même que cela fonctionne....


    A force de s'accommoder...on sait plus qui on est ....encore faut il l'avoir déjà su ...


    the so must go on...advienne que pourra

    2
    Dididit Profil de Dididit
    Mercredi 16 Novembre 2011 à 18:54

    Eh Malina, rajoute un "t" et tu auras écrit la plus sage parole de tout le texte. "The sot must go on", il va continuer le sot, je suis sûr de ça.

    3
    malinamie Profil de malinamie
    Mercredi 16 Novembre 2011 à 19:42

    rireeeeeeeeeeeeee ok


    The sot must go on...

    4
    MarioB Profil de MarioB
    Dimanche 15 Janvier 2012 à 10:01

    Ça ne devrait pas trop perturber les gens de France, hein...


    Hé ! Je n'avais pas vu qu'il y avait plusieurs sections, ici !

    5
    Dididit Profil de Dididit
    Dimanche 15 Janvier 2012 à 17:14

    Allo Mario, je suis dû pour aller reluquer tes superbes photos là. Ben oui, les textes de la rubrique "accueil" sont en général plus locaux et actuels. C'est une partie du blog qu'on peut qualifier de "régionale". Les autres pages des autres rubriques sont à portée plus générale, quoique... lol

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